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xx.xx.2001
A genoux
dans la nuée
l'esprit au bord de l'abîme
les êtres à l'esprit embrumé
cherchent en vain une rime.
Drapés dans un linceul de fumée
étouffés par une absurde logique
tentent encore de découvrir la clé
du cachot de leur enfer cyclique.
Leurs sens anesthésiés se meurent
lentement et en silence
à mesure que les battement de leur coeur
sonnent inexorablement la fin de la danse.
Mais voilà que se dévoilent à leurs yeux
avec toute l'ironie de la glaçante vérité
que l'enfer de leur vie n'était battie que par eux
et que seule leur vanité en était leur geôlier.
Le coeur empli d'un innommable désespoir
ils laissent glisser leurs corps dans l'abîme
ces êtres à l'esprit emplit de noir
ne se raccrochant plus à une rime.
xx.xx.2001
Les néons viennent à disparaître
et la nuit tarde à quitter l'horizon
enveloppant encore les rêves des êtres
dont la fatigue commence à effacer les artificiels démons.
Suspendu entre le jour et la nuit,
flottant dans le temps incertain,
les êtres aux noirs habits
harassés, n'attendent pas l'aube du matin.
Etendus dans l'obscurité agonisante,
leurs visages las tournés vers le ciel,
dans un soupir amorcent une ultime descente
au pays de l'oubli éternel.
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